Clermont auvergne métropole

Site merveilleux dans le monde des bisounours !!!!

Pour savoir ,  avec quelle douceur et en toute sécurité pour nous, comment les communes du plus gros centre urbain du massif central se débarrassent de leurs boues d’épuration hors de leur territoire et nous les offrent gratuitement pour notre plus grand bien …..Quelle ingratitude ! Les déchets des villes nous manquaient vraiment pour être heureux ! Nous qui avons choisi , et c’est  pas toujours facile , de vivre près de la nature , nous allons maintenant bénéficier enfin à la campagne de la pollution produite par Clermont métropole …….

Dans le site  (Clermont auvergne métropole, rubrique recycler )on peut trouver ,  à condition bien souvent de lire entre le lignes quelques renseignements .On remarque que dans un souci de transparence les dernières analyses n’y figurent point ( uniquement 2015 ) …….

Sans doute faut-il  les demander ?

Quelles actions a mené Clt .auv.met pour minimiser les produits toxiques qui vont directement à l’égout ?

-Vous allez le faire –

N’hésitez pas à nous communiquer les réponses ,nous en ferons bon usage !

 

Notre campagne, dépotoir des boues d’épuration de Clermont-Ferrand métropole

« Faut bien en faire quelque chose ! »

Cette grande réflexion émane de Clermont métropole, qui dans sa grande sagesse a su trouver une réponse qui lui convient s’agissant de se débarrasser de ses très encombrantes et nauséabondes boues d’épuration !

« Hors de ma vue ! Hors de mon nez ! Enlevez-moi ce tas d’immondices que je ne saurais voir… »

– Et ce fut fait –

On avait déjà tenté le coup avec les ordures (ménagères), mais les rats des campagnes ont fait corps tout au moins leurs représentants politique, après moult parlementations, il fut décidé que Clermont métropole gardera ses ordures en son territoire ; ce qui déboucha sur la construction d’un magnifique incinérateur…

Alors fort de cet échec :

L’on décida d’adopter une toute-autre stratégie pour les boues d’épuration du plus gros centre urbain du massif central :

L’on va la jouer comme des représentants de commerce et surtout l’on va travailler au corps de façon individuelle les petits maires et mairesses de ces communes lilliputiennes : doucement, sans faire de bruit, on évitera de contacter certaines communes peuplées d’emmerdeurs répertoriés que rien ne saurait convaincre même pas un tas d’or, n’ayant aucun esprit de solidarité !

L’on intégra les agriculteurs auxquels l’on fit miroiter monts et merveilles, de l’engrais pas cher, un nouveaux rôle de sauveurs des villes, eux qui se font vilipender comme pollueurs et producteurs d’aliments issus de champs pesticidés, de moins moins à la mode chez ces mêmes villageois…

L’on se fit aider par des fonctionnaires de l’état pour presser la piétaille communale d’accepter par obligation et grandeur d’âme… Pouf-pouf ! Tout le monde il est content, ça faisait un moment que ça durait…

L’on doit dire qu’ils ont blindé le truc, c’est Clermont métropole qui fait faire les analyses gardées bien au chaud en ses bureaux – rien, je dis rien dans les mairies – « nous vous faisons cadeau de notre merde » et en plus vous n’êtes pas contents !

Merci de nous livrer du mercure du plomb et différents métaux, ainsi que différents produits chimiques forts sympathiques…

Merci, cela nous manquait pour être heureux puis au bout de 10 ans si le taux de métaux lourds est trop élevé : ben on arrêtera ! Mais nous garderons la pollution pour des années…

Pour info le mercure (les métaux lourds en général) sont très mauvais pour la santé, certaines formes de mercure sont très toxiques (même à très faibles doses) et provoquent des pathologies graves (neurologiques, cancers, agissant comme perturbateurs endocrinien etc…)

Qu’a fait Clermont métropole pour minimiser les produits toxiques dans les boues ?

Réponse : RIEN
De l’information ? NON
Un contrôle de ce qui va à l’égout ? NON

 

Mais nous continuerons notre enquête et vous tiendront informés…

Réponse à l’ édito du président de la chambre d’agriculture

Mr le président a écrit dans le dernier bulletin d’information de la chambre d’agriculture du Puy de Dôme : «…une crise toute productions confondues… Alors que l’agriculture est la cible de multiples attaques concernant les pratiques ainsi que les modes de production et de consommation qui sont montrés du doigt par des intégristes qui méconnaissent un des plus beaux métier universel… ».

– Oui je suis d’accord avec vous pour dire qu’agriculteur est un des plus beau métier… quand on le fait bien en respectant la nature et la population, ce qui est loin d’être le cas général dans notre pays !

Qui désignez-vous d’intégristes ?

Les agriculteurs qui pratiquent une agriculture durable, qui se conforment à un cahier des charges, qui respectent les équilibres biologiques ?

Les consommateurs qui réclament et se tournent vers des produits qui ne contiennent pas de résidus de pesticides : mutagènes, perturbateurs endocriniens, cancérigènes, neurotoxiques etc …. ?

Les habitants des habitations mitoyennes des cultures sur lesquelles on épand des pesticides sans distance de protection et qui sont ingérés et inhalés mème à l’intérieur de leur maison ?

Les « intégristes » ne sont-ils pas du coté de ces agriculteurs qui balaient d’un revers de main les nombreuses études qui dénoncent ces pratiques agricoles polluantes et dépassées ?

N’y aurait-il pas de conséquences (malgré le matériel et les précautions) sur la santé de ces agriculteurs ?

L’emploi des pesticides n’a t-il pas développé des pratiques qui nient les principes fondamentaux agronomiques tel que l’assolement et la rotation des cultures ?

Ces questions vous devrez y répondre un jour et chacun devra prendre ses responsabilités, et des alternatives émergeront, mais certainement pas, en vous maintenant dans le déni lourd de conséquences que vous affichez aujourd’hui.

Philippe Grenier (agriculteur en retraite)
Président de l’association : « débiocidons ! »

Courrier antipesticide du 18 Avril 2017

Voici une copie du courrier envoyé avec recommandé avec AR.

« Philippe grenier
Riolette
63490 St Jean en Val Le 18 avril 2017

à : Pascal Delaire
63490 St jean en val

objet : recevoir une alerte sur vos créneaux de pulvérisation de pesticides

Vous venez de pulvériser , ce jour le 18 avril 8 h 45, un pesticide dans votre champ mitoyen à mon habitation.

Nous sommes en période de vacances scolaires, les enfant (14 mois, 7 ans et 10 ans) ainsi qu’une personne âgée (personnes vulnérables) sont présentes dans mon habitation.

En tant que riverain(e) de l’une de vos parcelles cultivées, je me permets de vous envoyer ce courrier car je souhaite que vous procédiez à mon information personnelle ou à l’information d’une personne pré-désignée résidant dans la même zone, à charge pour cette dernière de transmettre l’information aux autres résidants de la zone, en amont de chacune de vos applications de pesticides (herbicides, fongicides, insecticides) sur les parcelles attenantes à mon habitation et/ou autres lieux de vie – type école (si possible 24h avant l’épandage). Vous pouvez le faire par tout moyen de communication à votre portée : téléphonie mobile (appel ou sms), téléphonie fixe, mail ou de vive voix. Cette information me permettra de prendre toutes les dispositions nécessaires à la protection de ma famille et de mon environnement.
En effet, comme vous le savez bien qu’évalués les produits épandus ne sont pas anodins. En outre, cette demande simple et légitime trouve sa justification par de nombreux faits règlementaires, législatifs et sanitaires exposés ci-après.
Concernant la législation sur les pulvérisations de pesticides et vos obligations légales
L’article L.253-1 du Code Rural, citant les pesticides concernés par l’objet de ce courrier.
L’arrêté interministériel du 12 septembre 2006 interdisant les pulvérisations de pesticides par vent supérieur ou égal à 19km/h, et faisant obligation à l’opérateur de tout mettre en œuvre pour éviter les dérives de produits au-delà de la zone agricole pulvérisée.
Le règlement européen du 21 octobre 2009 notamment son article 14 portant sur la définition des groupes vulnérables « les personnes nécessitant une attention particulière dans le contexte de l’évaluation des effets aigus et chroniques des produits phytopharmaceutiques sur la santé. Font partie de ces groupes les femmes enceintes et les femmes allaitantes les enfants à naître les nourrissons et les enfants, les personnes âgées et les travailleurs et habitants fortement exposés aux pesticides sur le long terme ». Ainsi que son article 31 sur les exigences relatives à la mise sur le marché et l’utilisation des produits phytosanitaires qui peuvent concerner « l’obligation d’aviser, avant l’utilisation du produit, tout voisin qui est susceptible d’être exposé à la dérive de pulvérisation et a demandé à être informé ».
La Loi d’Avenir Agricole et de la Forêt : Article 53 « Art. L. 253-7-1.-A l’exclusion des produits à faible risque ou dont le classement ne présente que certaines phases de risque déterminées par l’autorité administrative :
« 1° L’utilisation des produits mentionnés à l’article L. 253-1 est interdite dans les cours de récréation et espaces habituellement fréquentés par les élèves dans l’enceinte des établissements scolaires, dans les espaces habituellement fréquentés par les enfants dans l’enceinte des crèches, des haltes-garderies et des centres de loisirs ainsi que dans les aires de jeux destinées aux enfants dans les parcs, jardins et espaces verts ouverts au public ;
« 2° L’utilisation des produits mentionnés au même article L. 253-1 à proximité des lieux mentionnés au 1° du présent article ainsi qu’à proximité des centres hospitaliers et hôpitaux, des établissements de santé privés, des maisons de santé, des maisons de réadaptation fonctionnelle, des établissements qui accueillent ou hébergent des personnes âgées et des établissements qui accueillent des personnes adultes handicapées ou des personnes atteintes de pathologie grave est subordonnée à la mise en place de mesures de protection adaptées telles que des haies, des équipements pour le traitement ou des dates et horaires de traitement permettant d’éviter la présence de personnes vulnérables lors du traitement. Lorsque de telles mesures ne peuvent pas être mises en place, l’autorité administrative détermine une distance minimale adaptée en deçà de laquelle il est interdit d’utiliser ces produits à proximité de ces lieux.

Concernant les études scientifiques et enquêtes d’exposition
L’enquête APACHE1 publiée en février 2013 par l’association Générations Futures, mettant en lumière l’exposition de riverains listracais, à hauteur de 3 résidus en moyenne de pesticides utilisés en viticulture suspectés d’être cancérigènes et/ou perturbateurs endocriniens
L’enquête EXPPERT 32 publiée en avril 2014 par l’association Générations Futures, mettant en lumière l’exposition d’enfants, (vivant majoritairement dans le vignoble bordelais et dans des zones de grandes cultures), à hauteur de 21 résidus de pesticides perturbateurs endocriniens en moyenne retrouvés chez chaque enfant.
L’étude3 réalisée par une équipe de scientifiques américains conduite par Mary H. Ward du National Cancer Institute démontrant que les pesticides agricoles utilisés dans un rayon de 1250 mètres autour d’habitations finissent par contaminer l’intérieur de ces maisons.
L’expertise collective de l’INSERM4 (Institut National de la Santé et de la Recherche Médicale) publiée en juin 2013 établissant un lien fort entre leucémies, tumeurs cérébrales, malformations congénitales, troubles du neurodéveloppement et exposition aux pesticides chez les enfants de riverains de zones d’épandages de pesticides.
L’étude5 réalisée par l’équipe du Pr Gilles-Éric Séralini de l’Université de Caen, montrant que les produits pesticides commercialisés sont des centaines de fois plus toxiques pour des cellules humaines que leur matière active seule.
L’alerte donnée par les médecins du Limousin rejoints par plus de 1500 de leurs collègues via l’Appel des Médecins du Limousin Pesticide6s.
Les actions menées par divers associations ou collectifs locaux7 visant à informer et protéger riverains et professionnels des risques liés à l’exposition aux pesticides.
C’est pourquoi fort de ces éléments et
Considérant la proximité entre vos parcelles et mon habitation,
Considérant la fréquence des traitements réguliers entre mars et octobre,
Considérant l’impossibilité manifeste de maîtriser la dérive des pesticides pulvérisés,
Considérant le classement toxicologique de certains pesticides employés en agriculture pouvant être classés cancérigènes mutagènes et / ou reprotoxiques avérés, présumés ou suspectés, par des agences officielles européenne ou étasunienne. Et que d’autres peuvent être des perturbateurs endocriniens.
Considérant le préjudice d’anxiété susceptible d’être provoqué par ces pratiques à proximité de mon habitation,
Considérant que les utilisateurs ont la possibilité de se protéger et de s’équiper d’un EPI, qu’ils utilisent des tracteurs à cabine équipés de filtres spéciaux et que les riverains ne disposent d’aucune protection.
Je formule ici cette demande légitime, d’application simple, ne mettant pas en péril votre activité économique, et dont la mise en œuvre est un préalable indispensable à la poursuite d’une cohabitation sereine entre les différents acteurs du milieu dans lequel nous vivons.
Ne doutant pas que vous saurez faire preuve de compréhension et en vous remerciant par avance de l’attention de vous voudrez bien porter à cette demande, veuillez recevoir, Madame, Monsieur, nos salutations cordiales.
SIGNATURE »

 

Télécharger le modèle de lettre pour se faire avertir avant les épandages

Exemple de lettre partagé par Générations Futures